Alors que l’élection présidentielle de 2027 se profile à l’horizon, Nicolas Sarkozy ne ménage pas les candidats de son propre camp. Dans les coulisses de son bureau parisien, l’ancien président étrille la droite mais épargne un homme politique.
Nicolas Sarkozy continue de régner en maître sur les coulisses de la vie politique française. Alors qu’il attend le délibéré de son procès fixé au 30 novembre 2026 pour savoir si la justice le déclarera coupable dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007, l’ancien chef de l’État conserve une capacité d’influence hors norme. À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, son bureau situé rue de Miromesnil à Paris demeure le passage obligatoire de toute la classe politique. Selon des révélations de RTL, l’ancien président y distribue sans ménagement les bons et surtout les mauvais points, faisant trembler les candidats de son camp. Pourtant, au milieu de ces règlements de comptes, une personnalité politique trouve grâce à ses yeux : le président du Rassemblement national, Jordan Bardella.
Dans le huis clos de son cabinet, la parole Nicolas Sarkozy est dépeinte comme redoutable par ceux qui ont franchi le seuil de Miromesnil. « Pendant une heure, il a passé la sulfateuse », résume un élu dépité auprès de nos confrères, tandis qu’un autre déplore qu’il n’ait « que de la rancune et de la rancœur » et qu’il dise « des horreurs sur tout le monde». À tel point que certains lui attribuent désormais en coulisses le surnom ironique de « Tatie Danielle ». Jordan Bardella échappe pourtant aux critiques et a été reçu au moins deux fois sur place. Dans son livre Le Journal d’un prisonnier, Nicolas Sarkozy le présente d’ailleurs de façon élogieuse. « Quand j’ai rencontré Bardella, il m’a un peu fait penser au RPR au temps de Jacques Chirac », écrit-il. Un compliment qui n’est pas passé inaperçu chez un élu qui confie que « c’est le seul sur lequel il n’a pas tapé ».
